Il n’est pas donné de faire corps. Le corps n’est pas non plus donné. Quand on parle du don de la vie, cette vie que l’on perd ou qui est reprise, le corps se fait rapidement l’objet d’une logique comptable et gestionnaire. Suffirait-il d’écouter le corps, de le comprendre, de répondre à ses besoins, de compenser ses incapacités, de le maîtriser, de parler en son nom ou d’en revendiquer la singularité ? Toutes ces manœuvres ne visent-elles pas au contraire à l’évacuer ou à mettre la main dessus, à le faire taire pour de bon, à se débarrasser de l’angoisse que tout corps procure par sa seule présence ? (...) Seul l’inconscient quand il s’en fait littoral lui permet de ne jamais perdre son Autre, ni de s’y perdre.
125
X215 – 138 pages – 17€
ISBN
978-2-492070-38-9
Ce livre invite à relire Freud, à y relire l’intraduisible qui ne se donne à lire que dans la mise en mots, aux confins de ce que tout discours peut dire, de tout ce qu’il dit à ne pas pouvoir le dire. Seul un retour à la langue de Freud peut redonner aux concepts psychanalytiques la fraîcheur de leur trouvaille et les échos énigmatiques et néanmoins évocateurs qu’ils peuvent trouver chez chacun. Les mots prennent en effet sens de ne surgir que dans un entre-les-langues où se joue l’humanisation pour chacun de son rapport à soi et aux autres. La découverte de l’inconscient freudien est indissociable de la redécouverte que chacun peut en faire, non pas comme l’adhésion à une théorie toute faite mais comme le chemin de l’impossible mise en mot, de l’impossible traduction, que chacun peut emprunter à la suite de Freud.
125 X 215 - 188 pages - 18€
Préface de Francis Hofstein
isbn: 9782492070327
Mais, le plus important pour notre propos, est que Lacan lui-même se ravise et déclare qu’il met désormais à même dignité les trois catégories du Réel, du Symbolique et de l’Imaginaire, en matérialisant son effort de pensée par le fameux nœud borroméen.
Nous avons déjà expliqué dans notre propos que sa crainte était alors la défection de l’Imaginaire plutôt que la perte de l’autorité symbolique. C’est à cet endroit précis que nous nous permettons de proposer l’urgence de l’Imaginaire narratif...
Jean-Jacques Tyszler
Des enfants débarquent dans un monde dont la lisibilité s’est perdue. Un monde d’après la catastrophe. Le réinventer avec les lambeaux, les fragments du monde d’avant. Soit que ces enfants aient traversé un cataclysme personnel, soit que la structure de ce monde ne leur ait pas été transmise ou encore qu’elle leur soit demeurée opaque.
C’est le cas des enfants décrits dans ces pages. Mais, et c’est plus subtil, il en est de même pour chaque enfant né après la guerre. Ce monde a l’air cohérent, fondé, efficace. Il a été cisaillé par un discours de mort, on a attenté à la trace.
[…]
L’Antiquité Tardive ou comment vit-on après la fin.
125
X215 – 88 pages – 15€
ISBN :
978-2-492070-41-9
Je reviens dans le sillon creusé par la lame de la langue.
Je reviens à l’endroit où la langue s’origine pour aller la chercher jusque dans ses racines.
Mais toujours les mots se dérobent à la dire et je n’ai que des mots.
Alors j’insiste comme pour la lire d’une infinie lecture même si elle ne trouvera jamais à dire ce qu’elle sait, puisqu’elle ne le sait pas.
Et presque chaque fois et pourtant par surprise, quelque chose surgit qui était déjà là dans la trace de la langue comme pour rappeler que nous sommes construits dans ces petites lettres par où vient à se dire un peu de poésie.
C’était là avant.
Avant quoi ?
125 X215 – 70 pages – 15€
ISBN : 978-2-492070-40-2