Tu dévales le cours d’eau, la petite rivière de ton enfance, dans de grands tuyaux en plastique transparent. L’eau borde les pierres sur le côté. Il y a un endroit où tu n’as jamais osé aller, de l’autre côté de la rivière, celui au sol tapi d’ail des ours qui recouvre le nid des vipères invisibles. Tu te dis que c’est là, à cet endroit, que se trouve ton inconscient, au beau milieu de ce terreau odorant, de ces nids de reptile, des fleurs blanches de la plante d’ail.
Jean Christophe Contini
Des Cantos d’Ezra Pound, ce poème épique monumental, Philippe Sollers disait qu’il est « un des symptômes historiques majeurs du “devenir-psychose” de l’idéologie dominante (impérialiste), déterminée par la force inversée et muette, en épaisseur, de son dehors ». Grand passeur en France du poète américain, Dominique de Roux n’hésitait pas quant à lui, à le ranger avec L.-F. Céline au rayon des damnés et des impardonnables qui ont trouvé le ressort de dire l’insupportable de toute une époque. Jean Christophe Contini retrace ici l’itinéraire d’une réception littéraire où les identifications à l’homme comme à l’œuvre ne manquent pas.
125 X 215 - 123 pages - 14€
isbn 978 2 492070 24 2